LANCEMENT DES TRAVAUX DE DRAGAGE AU PORT DE COTONOU, UNE DRAGUE AUTOPORTEUSE SUCEUSE A ELINDES TRAINANTES DEPLOYEE A COTONOU

La Direction Générale du Port Autonome de Cotonou lance le mardi 06 aout 2019 les travaux de dragage pour maintenir les voies d’eau du Port de Cotonou à des fonds navigables. A terme, tous les quais auront une profondeur de 15m à 16m, pouvant ainsi accueillir des navires plus grands. Les travaux qui vont se dérouler sur 03 mois n’arrêteront pas les opérations portuaires pour lesquelles l’Autorité a pris toutes les dispositions.

DESCRIPTION DES OPERATIONS DE DRAGAGE

Le port de Cotonou est implanté sur une côte basse sablonneuse. Le port constitue un obstacle au transit littoral Ouest-Est dont l’intensité est de l’ordre de 1,5 million de m3/an dans cette zone. Les ouvrages portuaires ont provoqué une forte sédimentation à l’ouest du port et une érosion à l’est, se faisant ressentir sur 10 à 15 km. Malgré le prolongement de l’épi d’arrêt des sables en 2010, le transit littoral arrive à contourner l’épi créant une forte sédimentation dans le bassin et le chenal d’accès. Du coup, pour maintenir les voies d’eau du Port de Cotonou à des fonds navigables, il faut périodiquement draguer le plan d’eau.  C’est dans ce cadre que le Port Autonome de Cotonou a prévu les travaux de dragage d’entretien du chenal d’accès et du bassin portuaire. La société de dragage international (SDI) a été retenue pour conduire les travaux pendant trois (03) mois parmi les neuf (09) soumissionnaires. Au total, environ 1.300.000 m3 de sédiments seront dragués au titre de cette campagne. La drague utilisée est une drague autoporteuse suceuse à élindes trainantes. 

Une drague autoporteuse suceuse s’emploie principalement pour draguer des matériaux meubles comme le sable, l'argile ou le gravier. Une ou deux élindes traînantes équipées d’un bec d’élinde sont descendues sur le fond de la mer, le bec étant traîné sur celui-ci. Un système de pompage aspire un mélange de sable ou de terres et d’eau, puis le déverse dans la « trémie » (cale du navire). Une fois complètement chargé, le bateau se rend sur le site de déchargement (« zone de clapage ») situé à environ 2km au nord de la bouée d’atterrissage. Les sédiments seront déversés au fond de la mer par des portes de fond. 

Le coût des travaux s’élève à 2 412 021 228 FCFA TTC. 

Côtes de dragage 

Ces travaux amèneront les fonds théoriques à la côte de : 

  • -15 mètres côté hydro dans le chenal externe, dans la passe d’entrée, le cercle d’évitage et dans le chenal interne 
  • -15 mètres au poste sud exploité par Bénin Terminal ➢ -10,5 mètres côté hydro au poste P2 de la Traverse 
  • -10 mètres côté hydro le long des quais en palplanches (quai commerce de l’ancien port et Oryx) 
  • -11,5 mètres le long des quais en paroi moulée (nouveau port) 

La profondeur maximale des quais diffère dû aux périodes auxquelles les quais ont été construits. Par exemple, les postes 1 à 4 construits en palplanche dans les années ‘60, ont été conçu pour des navires avec un tirant d’eau maximal de 10m. 

Le contrôle des travaux sera effectué par le service des études topographiques, hydrographiques et océanographiques de la Direction Technique au moyen de la vedette hydrographique « Patriote ». 

Toutes les installations portuaires resteront en activité au cours des travaux de dragage. Les travaux seront exécutés de manière à garantir à tout moment la priorité du trafic maritime commercial. 

Après les travaux d’agrandissement et de modernisation du Port de Cotonou, tous les quais auront une profondeur de 15m à 16m, pouvant ainsi accueillir des navires plus grands.